Les filières agricoles au Burkina Faso occupent une place centrale dans l’économie nationale au regard de leur forte contribution dans l’alimentaire des populations, à la création d’emplois et à l’entrée de devises à travers l’exportation.
Anacarde : La culture de l’anacardier (pomme de Cajou) est en plein essor au Burkina Faso. Le pays figure parmi les principaux producteurs africains d’anacarde, avec une production moyenne annuelle de 200 000 tonnes. Les noix de cajou Burkinabè, reconnues pour leur qualité, sont exportées vers plusieurs marchés internationaux, principalement en Asie et en Europe. Cette filière contribue à la diversification des sources de revenus pour les agriculteurs.
Tomate : La production de tomates est une filière importante au Burkina Faso, En 2018, sa production a été évaluée à 167 400 tonnes. Elle est cultivée principalement dans la région de l’ouest du pays. Les tomates sont utilisées tant pour la consommation directe que pour la transformation industrielle en produits dérivés comme les concentrés et les sauces.
Soja : Le soja est une culture émergente, qui occupe une place importante pour l’atteinte des objectifs de sécurité alimentaire et nutritionnelle. En 2023, sa production a été évaluée à 129 225 tonnes, marquant une baisse de 15,28% par rapport à 2022. Le soja est utilisé dans l’alimentation humaine (tofu, lait de soja) et animale (fourrage). Sa culture permet de diversifier l’agriculture et de répondre aux besoins protéiques croissants du pays.
Mangue : La mangue est l’un des fruits les plus consommés au Burkina Faso. Elle est cultivée principalement dans les zones de l’Est, Sud et Ouest. Au-delà de la consommation locale, sa production est aussi destinée à l’exportation, notamment vers l’Europe.
Arachide (coque et décortiqué) : L’arachide est une culture de base au Burkina Faso, utilisée pour la production d’huile, de pâte d’arachide, et consommée sous forme de légumineuses. Elle est un produit phare dans l’agriculture vivrière au Burkina Faso, avec une large commercialisation dans les marchés locaux. En 2023, la production nationale d’arachide a été évaluée à 683 183 tonnes, enregistrant une hausse de 22,20% par rapport à 2022 et de 42,76% par rapport à la moyenne quinquennale.
Oignon : L’oignon bulbe est l’une des cultures maraîchères les plus répandues au Burkina Faso, aussi bien en terme de superficie que de volume de produit récolté. En 2018, la production nationale d’oignon bulbe a été évaluée à 362 480 tonnes. C’est un produit essentiel dans la cuisine locale et un produit agricole à haute valeur ajoutée pour l’exportation.
Miel : L’apiculture est une activité qui prend de l’ampleur au Burkina Faso. Le miel est non seulement consommé localement, mais est aussi exporté en raison de ses qualités naturelles. Cette filière offre de belles perspectives de développement durable, tout en favorisant la biodiversité.
Maïs : Le maïs est l’une des principales cultures vivrières du pays, avec une production abondante. En 2023, la production nationale était évaluée à 1 995 359 tonnes, marquant une augmentation de 10,22% par rapport à 2022 et de 10,92% par rapport à la moyenne quinquennale. Cette augmentation témoigne d’une dynamique positive du secteur. Le maïs constitue une source de nourriture essentielle et joue un rôle clé dans la lutte contre l’insécurité alimentaire.
Niébé : Le niébé est une légumineuse cultivée majoritairement dans les régions du Centre-Ouest, l’Est, le Nord et la Boucle du Mouhoun. En 2023, la production nationale du niébé a été évaluée à 737 105 tonnes enregistrant une baisse de 11,11% par rapport à 2022. Il est utilisé dans la cuisine Burkinabè et est une source de protéines. Il fait l’objet d’une demande croissante sur les marchés nationaux et régionaux.
Manioc : Le manioc est une culture vivrière utilisée pour la production de farine et dans la préparation de divers plats locaux. Il est cultivé dans plusieurs régions du pays et contribue à la sécurité alimentaire.
Banane : La banane est principalement cultivée dans les régions où les conditions climatiques sont plus favorables et sur les sites aménagés avec maitrise de l’eau, particulièrement dans les régions du Sud. Elle est utilisée dans les marchés locaux pour la consommation directe et la transformation en produits dérivés (farine, chips).
Patate douce : La patate douce est une culture maraîchère très répandue et en forte progression au Burkina Faso. Culture riche en vitamine A, en glucide et en valeur énergétique, elle contribue à la diversification alimentaire. En 2023, la production nationale de patate douce a atteint 223 608 tonnes, marquant une hausse de 93,47% par rapport à 2022 et de 129,11% par rapport à la moyenne quinquennale. Cette croissance remarquable reflète une meilleure valorisation de la culture sur les marchés.
Riz : Le riz, l’un des aliments de base au Burkina Faso, connais une hausse significative de sa production. En 2023, celle-ci a atteint 504 254 tonnes, soit une augmentation de 14,87% par rapport à 2022 et de 21,90% par rapport à la moyenne quinquennale. Ces résultats témoignent des efforts accrus déployés par l’Etat pour répondre à une demande intérieure en constante augmentation.