Présentation-ANACARDE
La filière anacarde occupe une place stratégique dans l’économie agricole du Burkina Faso. La production est concentrée dans les régions de Tannounyan, Guiriko, Djoro, Nando et Bankui, et couvre environ 400 000 hectares. En 2023, les producteurs ont récolté 199 537 tonnes de noix brutes, contre 182 983 tonnes en 2022, tandis que la production de pommes de cajou est passée de 731 931 tonnes à 798 149 tonnes. Les producteurs individuels, les coopératives et les groupements constituent les principaux acteurs. La filière doit cependant relever le défi d’accroître la productivité des vergers et d’améliorer la qualité des produits récoltés.La transformation s’appuie sur 23 unités semi-industrielles et industrielles, dotées d’une capacité annuelle totale de 90 879,5 tonnes, mais seulement 39,03 % de cette capacité est utilisée, soit environ 35 477,92 tonnes. Entre 2022 et 2024, 19 unités ont transformé 42 197,19 tonnes de noix brutes, produisant 8 339,18 tonnes d’amandes. Les acteurs valorisent également la pomme de cajou sous forme de jus, vinaigre, vin, sirop, confiture, alcool et farine, ainsi que la coque de cajou pour produire du Cashew Nut Shell Liquid (CNSL), du charbon et des tourteaux. Néanmoins, les unités souffrent d’un faible niveau d’équipement et d’une sous-valorisation des sous-produits. Les perspectives reposent sur la modernisation des unités et le renforcement des capacités techniques.En matière de commercialisation, le Burkina Faso a exporté 124 900 tonnes de noix brutes en 2023 vers des destinations telles que les Émirats Arabes Unis, Singapour, le Togo, l’Inde, le Vietnam, le Ghana et la Chine. La chaîne de valeur, animée par les pisteurs, collecteurs, grossistes, transformateurs et exportateurs, reste exposée à la volatilité des prix mondiaux, mais profite d’une forte demande internationale. Le commerce est encadré par des règles strictes, incluant l’obtention d’agréments et le respect des cahiers des charges